05/11/2015

Dans les coulisses de l’affaire Empain, ce vendredi

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Vendredi 6 novembre à 19 h, le comité de quartier Saint-Roch propose une conférence sur l’affaire du Baron Empain avec comme invité le bâtonnier montpelliérain Jacques Martin.

Pour mémoire, le procès d’Alain Caillol, ravisseur du baron Empain démarre le 2 décembre 1982, quatre ans après les faits qui ont agités le pays. C'est un évènement médiatique où l'attention se fixe de nouveau sur le baron plus que sur ses ravisseurs.

Jacques Martin avocat d’Alain Caillol, a été un acteur essentiel de cet évènement judiciaire et un témoin direct. Avec la verve passionnée et la précision qui le caractérisent, il nous fait pénétrer dans les coulisses de ce procès célèbre. 

Coup de tonnerre médiatique le 23 janvier1978 ! Le brillant baron Empain, président directeur général du groupe Empain-Schneider, est enlevé à la sortie de son domicile parisien. Tout de suite se répand l'hypothèse d'une extrême gauche de type "fraction armée rouge". Il est vrai que l'affaire Aldo Moro est encore fraiche dans les mémoires. 

Le président Valéry Giscard d'Estaing met en place un état major de crise. Effectivement, le 24 janvier un communiqué menaçant est envoyé à RTL, émanant d'un "Noyau armé pour l'autonomie populaire". La consigne 595 de la gare de Lyon recèle un message demandant la rançon mais aussi un flacon contenant l'auriculaire gauche du Baron. Tandis que l'enquête est en cours, les commentaires s'amplifient : vie sexuelle, dettes de jeu... Pendant ce temps les ravisseurs baissent le prix de la rançon.

Le 24 mars c'est au cours d'une fusillade digne du cinéma qu'un premier ravisseur est tué. Il s'agit de Daniel Duchateau. Alain Caillol est arrêté dans la foulée et donne l'ordre de libérer le baron Empain qui, relâché dans un terrain vague, regagne son domicile par le métro. Les 6 autres complices seront tous interceptés. Le rapt a duré 63 jours.

Entrée libre.

Salle Docteur Bonnet,

34 rue des Etuves,

Réservation au 07 50 31 95 59 ou comite.stroch-ecusson@orange.fr

 

Commentaires

L'affaire Empain n'a pas ou peu d'importance en soi. Ce qui compte c'est l'exacte définition de ce qu'à été cette affaire et surtout qui sont les commanditaires. Quand on sait que la Police n'a quasiment pas investigué les pistes qui pouvaient mener à ceux qui estimaient "salutaire" qu'Empain disparaisse le la scène industrielle, et surtout qu'à la lecture des PVs d'assemblée générale extarordinaire on peut imaginer la culpabilité d'une banque et du conseil d'administration qui avait déjà commencé à tripatouillé les comptes du groupe Empain Schneider avant même qu'Edouard ne soit relâché.....Il aura fallu un peu moins de 20 jours pour loger plus de 7% d'actions dans une coquille vide bidon qui servit selon la famille de caisse pour payer les ravisseurs. Sur ce point, personne n'y vit que du feu.
Seulement Edouard Empain compris la malversation mais il préféra ne dire mot pour mieux se dégager de cette famille qui le rejeta.

En 1997, j'ai rencontré Edouard Empain à Monaco qui jouait au trick track avec ses amis sur la plage et après que je lui prouva que je n'étais pas un journaliste, il me confirma qu'il avait eu le sentiment d'être victime d'une manoeuvre frauduleuse orchestrée par l'état Français.

Écrit par : Gauthier d'Héricourt | 14/03/2016

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