18/05/2012
Historien et "passeur moral", Michaël Iancu veille sur l'institut Maïmonide
L’Institut Maïmonide doit son nom à Moïse Maïmonide (1135-1204), philosophe, médecin, commentateur de la Mishna, jurisconsulte de loi juive. Il fut le dirigeant de la communauté juive d’Egypte. Il excelle dans divers domaines et influence le monde non-juif, notamment Thomas d’Aquin qui le surnomma « l’Aigle de la Synagogue ».
Cette dernière a été fondée en 2000, par Georges Frêche et René-Samuel Sirat grand Rabbin, sous la présidence de Guy Zemmour. Mais aussi à partir de ses racines hébraïques, de son histoire, de la collectivité juive du Moyen Age. Ces hommes ont apporté leurs savoirs antiques qui étaient, en autre la médecine arabe médiévale. Les Juifs ont été des passeurs de cultures entre l’Ibérie musulmane et la chrétienté féodale.
A sa tête depuis le début, Michaël Iancu, qui a à sa charge une noble mission et une belle histoire singulière. Ce docteur en histoire et historien se définit comme un « passeur moral ». Il a vu le jour dans les Bouches du Rhône, il y a 39 ans. Michaël s’est installé à Montpellier en 1984 où il a suivi un cursus musical au conservatoire ainsi qu’à l’école normale de Paris.
« J’ai beaucoup hésité entre le violon et l’histoire. » confie t’il.
Il programme des cours, des conférences et des séminaires sous forme pratique sans oublier des visites organisées en partenariat avec l’Office de tourisme.
Le but : valoriser et promouvoir la mémoire de cet endroit unique, d’une part par sa rareté en Europe (seulement 3 mikvés ont été retrouvés). Et d’autre part pour les archéologues car il renferme en son sous sol, un Mikvé, vestige d’un bain rituel datant entre le XIIème et XIIIème siècle. D’ailleurs les fouilles se poursuivent pour comprendre l’articulation entre le Mikvé et de la Synagogue.
La philosophie de ce lieu est d’instruire sur l’histoire et la civilisation du peuple juif, d’instaurer un dialogue interreligieux avec les chrétiens et les musulmans mais aussi de conjuguer les valeurs médiévales.
« Si Montpellier est ce qu’elle est aujourd’hui, c’est en partie grâce à son université, son école de médecine qui a été, au Moyen Age, le tremplin de son développement et de sa liberté de penser. » précise Michaël Iancu.
Institut Maïmonide
1 rue de la Barralerie
04.67.02.70.11
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23/02/2012
Séverine Dartois sublime les courbes féminines
« Je voudrais sensibiliser les femmes sur le port du corset car il reste très méconnu. De nos jours, il est confondu avec le bustier et la guêpière mais c’est bien plus que cela, il réduit la taille, met la poitrine et les hanches en valeur, il offre également un bon maintient. Le porter, fait se sentir belle et donne confiance en soi.» précise Séverine.
Séverine Dartois, jeune créatrice montpelliéraine, de robes de mariée, de vêtements et d’accessoires sur mesure, a choisi de se spécialiser dans la corseterie.
C’est à quinze ans, qu’elle fait ses premiers pas en couture. Autodidacte, elle reproduisait sur les patrons de ses vêtements préférés.
Au fil du temps, elle acquiert de l’expérience et s’oriente vers le corset. Porté comme sous-vêtement durant cinq siècles, il est délaissé à l’orée du XXème siècle et fait son grand retour dans les années 80.
Pour confectionner une pièce unique et sur mesure, la jeune corsetière passe environ une trentaine d’heures. Elle s’inspire de patrons d’époques qui offrent une multitude de possibilités, de subtilités et de coupes, qu’elle adapte aux morphologies actuelles. Elle travaille également des matières nobles et naturelles comme la soie, le coton, le cuir, le « coutil » (il sert de base pour ne pas qu’il se déforme) sans oublier la dentelle ancienne.
Autour de ce vêtement raffiné, il existe un langage élégant tel que « les paresseuses » qui se sont deux boucles situées au milieu du laçage qui permettent de le serrer soi même, « la modestie » pièce de tissu qui se place sous le laçage et « les abeilles » petites broderies décoratives qui servaient à bloquer les baleines dans les casiers.
Une lingerie à redécouvrir…
06.76.49.92.46
11:03 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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03/02/2012
Des secrets de famille aux Malgrés-Nous
Caroline Fabre-Rousseau publie son premier roman aux éditions Prisma. « C’était Malgré Nous », sort le 2 février.
Elle découvre le piano et l’écriture à neuf ans. A l’adolescence, elle tient son journal et écrit des nouvelles et des poèmes. Après une année en hypokhâgne, elle étudie à la Sorbonne puis obtient des bourses d'étude à Bonn (ex RFA). Elle enseignera l’anglais et l’allemand pendant plusieurs années.
Caroline voyage en Europe et aux Etats-Unis, travaille en Alsace et à Paris. Avec son mari et ses quatre enfants, elle s’installe finalement à Montpellier en 1998.
« J’ai écrit des cahiers de souvenirs, des histoires pour le soir et des comptines pour mes enfants, puis des contes pour ma filleule qui n'arrivait pas à manger des légumes et à arrêter de sucer son pouce. » confie t’elle
Dans son répertoire, on trouve également de nombreux poèmes et des nouvelles, dont celle du «Ventilateur» qui sera le déclencheur et le premier chapitre de son roman.
« J’ai été encouragée par ma famille et mes amis qui m’ont demandé de continuer. » Caroline s’aménage «un petit coin» dans sa cuisine et pendant plusieurs heures, s’adonne à sa passion, «prenant», dit-elle, « des nouvelles de mes personnages ».
L’intrigue débute dans le Montpellier d'aujourd'hui. Un couple et leurs enfants coulent des jours tranquilles dans une grande maison. Mais un jour, dans un magasin de photocopies, une partition de musique fait tout basculer et un lourd secret de famille surgit. Qui est véritablement Marcel Müller, ce grand père alsacien « Malgré-Nous » envoyé sur le front de l’Est, et dont la fille Thérèse s'ingénie à écrire l'histoire officielle.
«Dans ce roman, je montre les effets dévastateurs des secrets de famille et des mensonges. J’ai totalement imaginé l’intrigue et ce n'est pas autobiographique.» précise t’elle.
Le titre « C'était malgré nous » fait référence au drame des Malgré-Nous alsaciens pendant la Seconde Guerre mondiale et à tout ce que nous sommes « malgré nous » : origines géographiques, héritage familial, traits de caractère...
Elle sera le samedi 4 février de 15h à 17h à la libraire Gibert pour une séance de dédicace et le 16 février à 14h30 au salon de thé librairie les Fées Gourmandes, pour vous faire déguster ses meilleures pages.
10:52 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, roman, écriture |
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13/11/2011
Lydie Behr publie son premier roman
Quelques instants… une éternité, paru aux éditions Edilivre.com est le premier roman de l’écrivain, auteure et historienne montpelliéraine Lydie Behr.
Ce récit optimiste évoque des fragments de sa vie avec beaucoup de digressions, de pauses dans la narration qui permettent au lecteur de se divertir. Et en toile de fond un drame familial s’inspirant de la vie de Félicie la grand-mère paternelle de l’auteure, chanteuse lyrique décédée prématurément
« J’ai eu envie de relater ce drame passionnel, le restituer avec les quelques souvenirs de mon père qui n’avait que quinze ans. » confie Lydie.
L’ouvrage est plutôt intimiste que l’on pourrait qualifier d’autobiographie contenant des expériences en relations avec les autres, des passions de vies, des états d’âmes de jeunesse.
« Je pense que dans ce livre, j’explore les sentiments au travers des relations humaines, amoureuses, fraternelles et amicales. »
Pudique, voire même réservée à l’évocation de son livre, Lydie se confie peu à peu. Pourtant, elle est coutumière d’écouter, de retranscrire, de transmettre pour rédiger des récits d’hier, d’aujourd’hui, de demain également pour des articles, des biographies, des recherches historiques ou encore des témoignages vécus. Elle se définit comme un passeur de mémoire.
Ce ouvrage est certainement une suite logique, son héritage.
Contact et renseignements :
Lydie Behr : 06.82.43.75.66
16:07 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe, Portrait | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : roman, lydie behr |
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19/10/2011
Fahd Touma ou la passion des civilisations
Pendant que la seconde guerre mondiale faisait rage en Europe, Fahd Touma a vu le jour en 1943 à Jerablos à la frontière turque où l’Euphrate pénètre en Syrie.
« La Syrie a été sous mandat français de 1920 jusqu’en 1945, j’ai appris le français à l’école. ».
Fahd a passé toute son enfance à Alep, entouré de ses frères et sœurs et de son père Jouadat, gouverneur de la ville puis il devenu directeur de la régie du tabac du Nord du pays. Quant à sa mère Marie-Nour, elle s’occupait des enfants et du foyer.
Une fois son bac en poche, il part au Maroc avec son ami Faouzi où il a étudié la médecine jusqu’en quatrième année. « Je voulais un diplôme français reconnu par la Syrie. J’ai quitté le Maroc pour la France où j’ai retrouvé à Paris, ma sœur May étudiante en archéologie et mon petit frère Charbel qui suivait des études dans les Arts et Métiers. C’était en 1975 » précise Fahd.
Il a reprit ses études et a obtenu une licence en arabe littéraire qui lui a permis de dispenser ses premiers cours dans un petit local du côté de St Auguste. Là, il y rencontre de sa future femme Françoise.
Fahd enseignera pendant une quinzaine années à l’université la Sorbonne 3. Sa femme originaire de l’Aveyron souhaitait se rapprocher de sa région natale.
Ils déménagent avec leurs trois filles, et s’installent en 1985 à Montpellier mais pendant cinq ans il continue ses allers et retours vers la capitale.
En 1990 il a mis en place dans les Maisons pour Tous et à la Chambre du commerce (IMF) des séances toujours sur le thème de l’apprentissage de l’arabe. Puis, il enchaîna une émission sur radio Clapas où Mme Miossec lui proposa des cours de langues et de civilisation du monde arabe à l’université Paul Valéry, il y restera jusqu’en 2008. En parallèle, il est embauché à l’Université du Tiers du Temps pour des cours arabe classique jusque fin de l’année scolaire dernière.
Fraîchement retraité, il occupe désormais son temps libre entre ses filles Marianne archéologue, Sophie musicienne et Pauline créatrice de festivals, maman d’un petit Gaspard de deux ans et demi.
Cet amoureux de langue et de civilisation du Moyen Orient et du Maghreb, est aussi traducteur, il a édité plusieurs livres et quelques travaux. Il continue d’enseigner son art au sein de l’association des Amoureux de Candolle dont il est également le secrétaire. Sans oublier les écoles de commerces IDRAC et ESICAD.
Depuis la rentrée il propose des cours d’une heure trente chacun divisé en groupe et en niveaux.
«Les cours consistent à l’apprentissage de l’écriture, de la lecture et de la conversation. J’utilise une méthode audio-visuelle avec les élèves. » précise le professeur.
Ses cours ont lieu dans le local de l’association rue Lallemand. Ils débutent du lundi de 10h à 12h pour les plus avancés puis à 18h30 jusqu’à 20h30 pour la 3ème année. Le mardi est réservé au débutants de 10h30h à 12h00, le jeudi de 18h30 à 20h pour la 2ème année et enfin le vendredi de 10h30 à 12h00 pour la 4ème année.
« C’est un bon prof, il explique bien, il s’adapte au rythme de chacun d’entre nous. Ses cours sont complets et très intéressants car il y a toujours une explication sémantique ou historique sur le développement des mots. » soulignent ses élèves.
Contact :
04.67.60.48.98 ou 06.82.46.68.82
touma.fahd@gmail.com – www.fahd-touma.fr
21:42 Publié dans Portrait | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cours d'arabe, syrie |
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